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Depuis l’âge de quatorze ans, Andrzej Wajda se prédestinait à la carrière de peintre – décision qui influença tous ses choix de jeunesse. Jusqu’au mois d’août 1949 où, abandonnant de brillantes études aux Beaux-Arts de Cracovie, il s’inscrivit à l’école de cinéma de Łódź. La conférence s’interroge sur les conséquences de cette décision sur l’œuvre future de Wajda. L’occasion de donner quatre pistes de réponse à la question titre : l’artiste de l’école polonaise de cinéma ; l’artiste comme gardien de l’héritage national ; l’artiste citoyen ; et l’artiste comme témoin de l’existence.


Cinéaste incontournable d’une polonité marquée par les nombreuses scansions de l’Histoire, Andrzej Wajda fut aussi un artiste au sens large, dont l’œuvre tout entière témoigne d’un souci constant de diversification et de renouvellement du cinéma sous toutes ses formes. La conférence abordera sa filmographie aussi bien sous l’angle de la constitution d’une nouvelle éthique du regard, rendue possible par la déstalinisation et le dégel, que sous celui d’un syncrétisme constamment revendiqué et assumé. Il sera donc question de la manière dont Wajda, en puisant dans son propre patrimoine littéraire et artistique, mais aussi dans différents pans de la culture universelle, n’a jamais cessé d’expérimenter aux niveaux des thèmes et de l’esthétique cinématographiques. Il est ainsi parvenu, en plus d’un demi-siècle d’activité, à une synthèse exceptionnelle des moyens audio-visuels, dépassant de surcroît la dualité souvent manichéenne entre l’Est et l’Ouest de l’Europe.


Matías Piñeiro doesn’t try to hide what influences him artistically, but at the same time he makes sure that the sum is bigger than the parts – his films are anything but simple pastiche or homage. This symposium proposes to delve into those influences and how they shape Piñeiro’s layered cinema, starting with his adaptation or re-interpretation of various comedies by William Shakespeare, via an examination of his affinity with Eric Rohmer’s sense of narrative and spatial architecture, and his love for scenes set in a museum – another trait he shares with great cinephile directors, from Hitchcock over Rossellini and Godard to De Palma and beyond –, to a talk with the director himself on his observational style and mix of both classical and modernist narrative strategies.


Tout au long de son illustre carrière, Andrzej Wajda aura louvoyé sur les eaux troubles de la Pologne communiste et post-communiste. Son œuvre reflète de manière troublante les diverses étapes de l’idéologie dominante dans le pays, du Dégel au néolibéralisme. Entre discours de martyr persécuté et opportunisme politique, Wajda a livré une filmographie foisonnante que lui envierait n’importe quel cinéaste ‘officiel’. L’occasion de poser les questions de l’authenticité et de la mauvaise foi.