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À l'ombre de ses grands succès commerciaux, le cinéma flamand du XXIe siècle développe un versant de films d'auteur plus discrets. Et au sein de celui-ci, une talentueuse génération de réalisatrices pose un regard sensible et critique sur la société contemporaine et notamment sur une certaine jeunesse, parfois en manque de repères.
Séance du 06.10 en présence de réalisatrices et de Pierre Drouot et Erwin Provoost (VAF).


L'œuvre de Roman Polanski confirme sa permanence par la force intacte et la qualité artistique de ses films de différentes époques et tendances. Elève (et acteur) de Wajda (à voir à CINEMATEK), le cinéaste a retenu du maître sa puissance expressive, mise au service d'une pensée iconoclaste, espiègle et déstabilisante, même lorsqu'il se plie aux règles des genres : fantastique (Le Bal des vampires), thriller (Frantic) ou drame romantique (Tess).

Si les romans de Dostoïevski ont influencé la littérature mondiale, le théâtre ou les philosophes, ils inspirent aussi les cinéastes. Notre échantillon comprend deux adaptations d'Une Femme douce, segment de son Journal d’un Écrivain : le classique de Robert Bresson avec Delphine Seyrig et le tout récent opus de Loznitsa, détourné vers le pamphlet politique. Les arrières-pensées du cinéaste ukrainien rejoignent celles de Wajda, dénonçant la violence révolutionnaire dans son adaptation des Possédés, paru aussi sous le titre Les Démons. Pour La Vengeance d’une femme, Jacques Doillon s’est, lui, librement inspiré de L’Éternel mari.


Du dimanche 24 au mercredi 27 septembre.
À l’occasion des BNP Paribas Fortis Films Days, toutes les séances seront accessibles au prix réduit de 3,5€.
Jean Cocteau la définissait comme « la femme qui a fait un pacte avec la lumière ». Difficile, en effet, de rivaliser en photogénie avec Greta Garbo. Quelques classiques dignes de son talent !
D’origine modeste, très tôt orpheline, elle a été façonnée par le réalisateur suédois Mauritz Stiller. Avant la fin du cinéma muet, elle était déjà « la Divine », actrice adulée qui faisait battre le cœur des foules. Son accent scandinave ne l’empêcha pas de passer sans encombre la barrière du parlant, où tant d’autres se brûlèrent les ailes. Dans le mélodrame (Le Baiser), le drame historique (La Reine Christine) ou l’adaptation littéraire (Le Roman de Marguerite Gautier), son talent envoûte, sa voix ensorcelle. Elle reste, avec Marilyn, l'un des mythes féminins les plus profondément incrustés dans la mémoire du cinéma.

Un ciné-concert, où le plus sympa des extra-terrestres voit ses péripéties accompagnées par le Brussels Philharmonic, nous offre l'occasion d'un regard sur le versant science-fiction de l'œuvre de Steven Spielberg.
Diverse, la filmo de Spielberg marque la science-fiction cinématographique d'une empreinte forte. Films à effets spéciaux (Rencontres du troisième type), adaptations de classiques littéraires (Wells, Dick), cinéma-popcorn à sensations (Jurassic Park) ou mise en scène d'un scénario délaissé par Kubrick, variante du mythe de Pinocchio (A.I.)... Le réalisateur a abordé le genre sous différents angles, tantôt pour le "fun", tantôt de façon plus sombre et plus adulte.


Nouveau rendez-vous mensuel : le festival de Gand présente des films en avant-première au Studio 5.

Tous leurs films d'avant le numérique viennent d'être remis à neuf sous leur direction par la Cinémathèque royale. L'occasion d'une rétrospective.
Leurs documentaires traduisaient déjà leurs convictions. Depuis Je pense à vous, Jean-Pierre et Luc Dardenne racontent des histoires quasi "locales" et pourtant universelles. Celles des gens de leur région natale : le bassin industriel mosan en déconfiture. Leur style caractéristique, défini dès La promesse, a fait flores auprès de cinéastes des quatre coins du monde. Palmé à Cannes (une première pour un long métrage belge), Rosetta marquera à jamais l'histoire du cinéma national. Retour sur une œuvre encore en devenir.


La Fédération Wallonie-Bruxelles invite à revoir un film belge francophone à l’occasion de la fête de la communauté. Le 27 septembre, le deuxième long métrage des frères Dardenne Je pense à vous - en version restaurée - inaugurera la rétrospective que nous leur consacrons.


Même dans le sérieux d'une programmation de courts métrages, on peut s'amuser à réunir des films sous des thèmes farfelus.
Pour sa séance d'automne des Quatre saisons, Cinergie a opté pour l'alimentation, vegan ou animale sans discrimination. Un seul critère : que le titre de chaque film comporte le nom d'un aliment. Et s'il peut être décalé, tant mieux ! Nous aurons l'occasion de découvrir des réalisations aussi éloignées que la carotte et le lapin, même si des associations restent possibles. Muet comme une carpe : les préparatifs culinaires et le rituel religieux qui accompagnent la farce du «Gefilte Fish» juif ashkénaze, Les Navets blancs empêchent de dormir : une belle excuse pour ne pas admettre ses angoisses, Le Syndrome du cornichon : ici, on fait moins référence au légume qu'au sens figuré du mot et, pour finir, Tasse de thé, où le thé est l’ingrédient que l'on ne verra jamais.

Nouvelle saison pour le Cine Club du Studio 5 avec ses animateurs Hugues Dayez et Patrick Duynslaegher. Des films à redécouvrir, des présentations éclairées et des échanges sympas autour du verre de l’amitié.


Des scientifiques irresponsables revitalisent l'ADN des dinosaures pour le profit d'un parc d'attraction. Les créatures titanesques n'en font bientôt, cela va sans dire, qu'à leur tête et à leur appétit dévorant.
Romancier, scénariste et réalisateur à ses heures, Michael Crichton a toujours fait preuve de fascination et d'inquiétude face aux évolutions scientifiques. Dans Jurassic Park, il imagine les gigantesques sauriens de la préhistoire récréés par la génétique, échappant au contrôle des apprentis-sorciers de service pour semer la zone. Spielberg en tire un spectacle à sensations fortes, plus fun qu'écolo. Succès brontosauresque aidant, les sequels et reboots ont prolongé la vie de cette faune turbulante à coup d'effets spéciaux toujours plus sophistiqués.
[Jurassic Night Pass : 15 € pour les 3 projections]
Prendre le temps, au-delà d'une projection, de réfléchir sur le cinéma et d'analyser le style de ses grands auteurs, pour raffiner les plaisirs que procure le 7e art : c'est ce que proposent Olivier Lecomte (FR) et Wouter Hessels (NL) avec leurs cours "Un film à la loupe".

Chaque année, la Fédération Wallonie-Bruxelles fête ses documentaristes dans nombre de salles et lieux culturels de la communauté, dont le Studio 5. Nous vous proposons à cette occasion de (re)voir les documentaires jalonnant les débuts de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Au programme également : trois films tournés par un pionnier belge du cinéma ethnographique, Robert de Wavrin et le document que Grace Winter et Luc Plantier lui ont consacré. Enfin, vous pourrez découvrir deux "films de femme" inédits traitant des femmes et des hommes : Ongles rouges de Valérie Vanhoutvinck et La Place de l’homme de Coline Grando (en présence des réalisatrices).


Ce documentariste belge était totalement oublié. Grâce au documentaire et aux travaux de recherches de Grace Winter, son œuvre est à nouveau visible.
Ayant quitté la Belgique pour l'Amérique du Sud dans des circonstances violentes, le Marquis de Wavrin y a découvert, de 1913 à 1936, des ethnies jamais filmées jusque là. Il en a rapporté des images captées sans tabous. Vues aujourd'hui, elles en paraissent aussi précieuses que saisissantes. Le documentaire de Grace Winter et Luc Plantier retrace sa vie d'explorateur et de cinéaste. Et ses restaurations nous permettent de redécouvrir ces inestimables pages d'ethno-cinéma belge.


De juin 2017 à juin 2018, (re)découvrez une sélection de films qui ont chacun marqué l’histoire du cinéma belge francophone. Focus de ce trismestre : Luc et Jean-Pierre Dardenne, maîtres du nouveau cinéma de fiction, avec la première Palme d'or décernée à un long métrage belge, Rosetta.
Une initiative du Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
En partenariat avec Flagey et Bozar.