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Un ciné-concert, où le plus sympa des extra-terrestres voit ses péripéties accompagnées par le Brussels Philharmonic, nous offre l'occasion d'un regard sur le versant science-fiction de l'œuvre de Steven Spielberg.
Diverse, la filmo de Spielberg marque la science-fiction cinématographique d'une empreinte forte. Films à effets spéciaux (Rencontres du troisième type), adaptations de classiques littéraires (Wells, Dick), cinéma-popcorn à sensations (Jurassic Park) ou mise en scène d'un scénario délaissé par Kubrick, variante du mythe de Pinocchio (A.I.)... Le réalisateur a abordé le genre sous différents angles, tantôt pour le "fun", tantôt de façon plus sombre et plus adulte.


Tous leurs films d'avant le numérique viennent d'être remis à neuf sous leur direction par la Cinémathèque royale. L'occasion d'une rétrospective.
Leurs documentaires traduisaient déjà leurs convictions. Depuis Je pense à vous, Jean-Pierre et Luc Dardenne racontent des histoires quasi "locales" et pourtant universelles. Celles des gens de leur région natale : le bassin industriel mosan en déconfiture. Leur style caractéristique, défini dès La promesse, a fait flores auprès de cinéastes des quatre coins du monde. Palmé à Cannes (une première pour un long métrage belge), Rosetta marquera à jamais l'histoire du cinéma national. Retour sur une œuvre encore en devenir.


Prendre le temps, au-delà d'une projection, de réfléchir sur le cinéma et d'analyser le style de ses grands auteurs, pour raffiner les plaisirs que procure le 7e art : c'est ce que proposent Olivier Lecomte (FR) et Wouter Hessels (NL) avec leurs cours "Un film à la loupe".

Ce documentariste belge était totalement oublié. Grâce au documentaire et aux travaux de recherches de Grace Winter, son œuvre est à nouveau visible.
Ayant quitté la Belgique pour l'Amérique du Sud dans des circonstances violentes, le Marquis de Wavrin y a découvert, de 1913 à 1936, des ethnies jamais filmées jusque là. Il en a rapporté des images captées sans tabous. Vues aujourd'hui, elles en paraissent aussi précieuses que saisissantes. Le documentaire de Grace Winter et Luc Plantier retrace sa vie d'explorateur et de cinéaste. Et ses restaurations nous permettent de redécouvrir ces inestimables pages d'ethno-cinéma belge.


Chaque année, la Fédération Wallonie-Bruxelles fête ses documentaristes dans nombre de salles et lieux culturels de la communauté, dont le Studio 5. Nous vous proposons à cette occasion de (re)voir les documentaires jalonnant les débuts de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Au programme également : trois films tournés par un pionnier belge du cinéma ethnographique, Robert de Wavrin et le document que Grace Winter et Luc Plantier lui ont consacré. Enfin, vous pourrez découvrir deux "films de femme" inédits traitant des femmes et des hommes : Ongles rouges de Valérie Vanhoutvinck et La Place de l’homme de Coline Grando (en présence des réalisatrices).


De juin 2017 à juin 2018, (re)découvrez une sélection de films qui ont chacun marqué l’histoire du cinéma belge francophone. Focus de ce trismestre : Luc et Jean-Pierre Dardenne, maîtres du nouveau cinéma de fiction, avec la première Palme d'or décernée à un long métrage belge, Rosetta.
Une initiative du Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
En partenariat avec Flagey et Bozar.


Les choix de Patrick Duynslaegher et Hugues Dayez nous donnent à voir, pour conclure la saison du ciné club, quatre films montrant l'individu, vulnérable sous la pression d'institutions kafkaiennes ou de temps inhumains. Dans Garde à vue Michel Serrault doit faire face aux soupçons d'un double assassinat qui pèse sur lui, face un policier déterminé. Dans La pendaison un condamné parcourt l'irrationnel des rites légaux de la peine de mort au Japon. Et dans La honte et Le dernier métro Bergman et Truffaut montrent comment les humains s'adaptent entre dignité et infamies, aux temps de guerre.
Cuba, la Chine et l'Albanie : les inédits en sortie nationale invitent au voyage. Voyage à travers l'espace et le temps : Cuba, rouges années évoquant les premières années de la révolution castriste et Chine 87, Les Autres : la vie quotidienne chinoise des années 1980.
En exclusivité en Belgique, le Musée d’Ixelles propose une rétrospective de Robert Doisneau, l’illustre photographe du Baiser de l’Hôtel de ville. À cette occasion, le Studio 5 - Flagey propose un cycle composé en concertation avec la fille de l’artiste, Francine Deroudille, croisant les thèmes, les vues et les atmosphères de l’exposition.
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Tarif réduit sur présentation d'un ticket de l'exposition ROBERT DOISNEAU au Musée d'Ixelles et inversement. Non cumulable avec d'autres réductions.
La Palme d’or de Rosetta a donc mis Jean-Pierre et Luc Dardenne en bonne place sur la carte du cinéma international, les confortant dans leurs choix stylistiques. Leurs films suivants approfondissent cette démarche.

Le Fils, L’Enfant… Après Rosetta, les titres laconiques renvoient au style élagué des cinéastes. Un style centré sur l’essentiel de la dramaturgie, des conflits moraux et sociaux auxquels leurs protagonistes sont soumis. Focalisés sur un seul personnage, ces titres démontrent, d'une réalisation à l'autre, la parfaite homogénéité de la démarche artistique. Les trois films présentés ce trimestre confirment l’approche linéaire et dépouillée de scénarios réalistes remuant le spectateur sans recours aux artifices ou aux effets tape-à-l'œil. Avec cependant des constructions souvent voisines du film noir.
Le Fils observe un transfert affectif paradoxal, ouvrant sur des enjeux moraux capitaux. Les motifs énigmatiques des protagonistes ne sont toutefois révélés qu’en fin de récit. Olivier Gourmet emportait cette fois l’adhésion du jury cannois.
L’Enfant accentue encore le défi au confort du spectateur. Jérémie Renier (de retour dans l’univers des frères mosans après La Promesse) tient le rôle difficile d’un jeune, mené à des comportements inadmissibles par son irresponsabilité. Le cinéma belge en reçoit la deuxième Palme d’or « long métrage » de son histoire.
Le Silence de Lorna colle à la réalité des années 2000, sur fond de migrants en situations illégales. Avec les zones de flou et les règles d’obtention de la nationalité belge, les demandeurs n’ont d’autre ressource que de se tourner vers les combines, augmentant de la sorte, le pouvoir des mafias. Nouvelle présence au palmarès sur la Croisette, avec le prix accordé au scénario original des auteurs. Les fidèles Renier et Gourmet sont à nouveau de la partie…. (à suivre)
"Ne vous réjouissez pas de la défaite du monstre. La putain qui l'a engendré est de nouveau en rut !" (Bertold Brecht).
Connu comme le premier film américain antinazi, Hitler’s Reign of Terror était un réputé perdu. Une copie en a été retrouvée et numérisée par la Cinémathèque royale. Nous vous proposons de découvrir ce jalon atypique, mêlant allègrement documentaire et reconstitutions fictionalisées, mais qui contient de précieux moments saisis par son réalisateur dans l’Allemagne des années 30.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, de grands cinéastes ont utilisé leur medium, afin de garder dans l’esprit du monde ce que fut l’horreur nazie et son incarnation en la personne du Führer. Chaplin et Lubitsch ont tenu le pari d’évoquer l’abominable avec humour dans leurs chefs-d'œuvre respectifs Le Dictateur et To Be or Not to Be. Sokurov a approché le sujet avec davantage de gravité et de double sens dans Moloch.
L’édition 2017 du Music Chapel Festival est dédiée aux duos. Le programme du Studio 5 - Flagey explore lui aussi les paires à travers quatre longs-métrages musicaux. Duo de pianos dans Susie et les Baker Boys dans les ambiances de piano bar. Le biopic d’Alex Cox, Sid and Nacy, évoque la passion mortelle du bassiste des Sex Pistols avec sa muse Nancy Spungen. Le duo inégalitaire formé de la pianiste et de sa "tourneuse de pages" est au centre du tragique affrontement de caractères imaginé par Denis Dercourt. Et avec ses sœurs jumelles (Catherine Deneuve / Françoise Dorléac), Les Demoiselles de Rochefort comporte un duo chanté parmi les plus célèbres de l’histoire du 7e art, sur la musique de Michel Legrand.
Duo oblige, deux pianistes de CINEMATEK accompagneront à quatre mains, des courts métrages muets le vendredi 08.12.
Prendre le temps, au-delà d'une projection, de réfléchir au cinéma et d'analyser le style de ses grands auteurs, pour en raffiner le plaisir : c'est ce que proposent Olivier Lecomte (FR) et Wouter Hessels (NL) avec leurs cours "Un Film à la loupe".

Le film auquel se rapporte la conférence passe à 17:30.
De juin 2017 à juin 2018, (re)découvrez une sélection de films qui ont chacun marqué l’histoire du cinéma belge francophone. Focus de ce trismestre : Rendez-vous à Bray d'André Delvaux et Dust de Marion Hänsel, sans oublier une séance de courts-métrages en noir et blanc dans le cadre des Quatre saisons de Cinergie.
Une initiative du Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
En partenariat avec Flagey et Bozar.
Rendez-vous mensuel au Studio 5 : le festival de Gand présente des films en avant-première nationale.
Cette année, à l’occasion de l’opération de promotion du court métrage lancée par la FWB, nous laissons carte blanche à l’atelier documentaire Dérives.
Dérives fut fondé en 1977 (soit bien avant leur célébrité) par Jean-Pierre et Luc Dardenne, au service du documentaire libre et engagé, y compris de leur propre production non-fiction.
Le Studio 5 a, depuis, sorti de nombreux documentaires produits par Dérives, dont Un été avec Anton, Héros sans visage, Le 4e mur, Rwanda la vie après, Trois journées d’août 1914 et bientôt Chine 87, Les Autres.
Pour cette séance de documentaires courts, l’atelier nous propose quatre titres récents ou inédits.
Depuis 1937 et Blanche-Neige, la prestigieuse firme Disney produit des longs métrages d’animation qui touchent les enfants, mais aussi un public beaucoup plus large. Au fil des décennies, les productions du label ont, comme le cinéma d’animation en général, évolué avec les styles graphiques de chaque époque et avec les mutations technologiques de l’audiovisuel.
Pour les fêtes de fin d’année, nous proposons en séances d’après-midi, un retour aux sources avec certains titres qui malgré leur âge, demeurent parmi les préférés de toutes les générations. Certains d’entre eux étaient aussi le fruit de défis visuels qui continuent d’épater. Des classiques du 7e art !
La grandeur du cinéma de Fritz Lang vient notamment du fait qu’il sut adapter sa mise en scène aux mutations du langage cinématographique du XXe siècle : du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur. Peut-être aussi de sa capacité à passer d’un système de production à l’autre, élargissant chaque fois ses possibilités. Il avait tourné de grands titres de l’âge d’or du cinéma allemand, avant de s’exiler en France à la montée du nazisme, puis aux Etats-Unis où il mit son art au service des grands studios, avant de retourner en Allemagne de l’Ouest à la fin des années 1950.
L’échantillon proposé ce trimestre au Studio 5 reflète sa période américaine. Virtuose, Lang déjouait certains pièges hollywoodiens, préservant sa vision personnelle sans altérer une ligne des scénarios qui lui étaient imposés. Lang faisait parler les angles, les cadres, les éclairages, la mise en place des comédiens et découpait ses prises de manière à empêcher les montages trop mutilants.
S’ils ne relèvent plus de l’expressionisme, ses films américains en retiennent pourtant les leçons. On y reconnaît aussi son goût pour les « retournements » de situation. Ainsi dans Furie, l’un de ses film américains les plus critiques socialement, la victime d’une injuste vindicte assoiffée de lynchage, passe du statut de victime, au désir coupable de vengeance. Dans Les Contrebandiers de Moonfleet, le cinéaste épate par sa capacité à dominer les moyens d’une superproduction et à magnifier d'images sublimes, un récit d’aventures à la Stevenson. La Femme au portrait est lui une plongée psychanalytique, dans l’esprit des protagonistes d’un meurtre passionnel… Le Démon s'éveille la nuit et Le Secret derrière la porte oscillent entre mélo et série noire, autour de mariages gangrénés.
Le silence, mystique, physique ou intérieur inspire nombre de cinéastes, et non des moindres: exemples avec Bergman, Melville et les frères Dardenne.
Prestigieuse tête d’affiche du Brussels Jazz Festival, Archie Shepp a sa place dans la mémoire du cinéma belge. En effet, pour Just Friends qui raconte le rêve d’Amérique d’un jazzman anversois à la fin des années 50, Marc-Henri Wajnberg avait demandé au saxophoniste américain de jouer les solos du héros, sous la direction musicale de Michel Herr.
Le festival nous permet aussi de reprendre le bel hommage rendu au jazz par le 7e art en 2017, musique de liberté défiant la botte nazie : Django d’Étienne Comar.
Nourrie de spiritualité, d’harmonies et de sons longs, de répétitions hypnotiques, incitant à la contemplation, la musique d’Arvo Pärt possède les vertus de ses profondeurs vertigineuses et de ses apaisements. Une telle expression, qui par sa texture invite l’auditeur à dessiner sur elle, ses sentiments subjectifs, ne pouvait qu’intéresser les cinéastes et accompagner leurs images sans les doubler d’un sens inopportun.
En complément du week-end Arvo Pärt à Flagey, nous proposons quelques films utilisant des extraits d’œuvres pré-existantes du musicien balte.
Deux films muets accompagnés au piano dans le cadre des Piano Days : l’impayable Fiancées en folie de et avec Buster Keaton et La Bohème de King Vidor, lequel évoquant la vie d’artiste au Quartier Latin, rejoint une thématique de l’exposition Doisneau du Musée d’Ixelles.