David Lamelas

Depuis les années 1960, David Lamelas (Buenos Aires, 1946) est l’un des représentants les plus significatifs de l’art contemporain en Argentine. Donnant forme à l’avant-garde dans son pays, il initia un courant radical dans sa pratique sculpturale et développa dans ses films, installations et photographies un traitement particulier au temps et à l’espace. Sa participation à la Biennale de Venise en 1968, où il rencontra Marcel Broodthaers et Anny De Decker de la galerie Wide White Space d’Anvers, a lancé sa carrière européenne et son œuvre a été depuis, largement présentée dans de nombreuses institutions tant en Europe - cette année encore à la documenta 14 d’Athènes et de Kassel - qu’en Amérique. Son travail fait partie des collections du Metropolitan Museum of Art et du MoMA à New York, de la Tate Gallery et du MOCA de Los Angeles.


Explorant les liens entre cinéma, littérature et théâtre, le jeune réalisateur argentin Matías Piñeiro (Buenos Aires, 1982), filme avec un micro-budget, de jeunes bohèmes palabrant sur la vie et l'amour. À 35 ans et avec 6 films - relativement courts- à son actif, il est l’un des talents les plus prometteurs du cinéma contemporain. CINEMATEK vous invite à le découvrir par une rétrospective de son œuvre restée inédite en Belgique et par une longue et passionnante carte blanche, à l’image de sa grande cinéphilie. On y retrouve des réalisateurs argentins influents (Hugo Santiago, Leopoldo Torre Nilsson), des cinéastes références (Jean Renoir, Chantal Akerman), des films de prédilection (Dance, Girl, Dance de Dorothy Arzner, La caída de Torre Nilsson), et bien entendu, des chassés-croisés amoureux (Le Quadrille de Guitry), des comédies (Sylvia Scarlett de Cukor) et du théâtre (King Lear de Godard). Matías Piñeiro sera à CINEMATEK les 04.11 et 05 .11 pour des rencontres avec le public, et, le 06.11 pour une journée d'étude.


Paul Sharits

Peintre de formation, le cinéaste Paul Sharits (Denver 1943 – Buffalo 1993) est surtout connu pour être l’une des figures du cinéma structurel aux côtés de Tony Conrad, Hollis Frampton et Michael Snow. Manipulant directement la pellicule, il combina, avec une très grande maîtrise, la pratique de la peinture et du cinéma, réalisant des travaux non-narratifs et abstraits, les flicker films. Dérivant de la texture de la peinture et du design visuel, ses films ont plus à voir avec la lumière, la couleur, la texture visuelle qu’avec la caméra ou le montage. Son travail (en projection et en installation) a fait l’objet de nombreuses projections dans les festivals, galeries, centres d’art et musées aux États-Unis et en Europe