Kak ya provyol etim letomd'Aleksei Popogrebsky, Russie 2010Grigoriy Dobrygin, Sergei Puskepalis / couleur / ST: ANGL / 124'
... have been fascinated, ever since, by this ability to come to terms with notions of time and space so drastically different from our common scale of hours and minutes, or blocks and metro stops. This film, essentially, is a story of two personal (and incompatible) time-and-space scales." Aleksei Popogrebsky, festival catalog Berlin 2010
Dans ce registre, on aura préféré le plus original, "How I Ended This Summer" d'Alexei Popogrebsky, huis clos âpre et tendu en pleine lumière, où deux manutentionnaires d'une station météorologique polaire s'affrontent suite à un malentendu. Cette allégorie de la peur et de la paranoïa comme source de la violence décroche deux prix, celui de la meilleure contribution artistique pour le directeur de la photographie Pavel Kostomarov et l'Ours d'argent de l'interprétation masculine, que se partagent ses deux acteurs Grigori Dobrygin et Serguei Pouskepalis. Alain Lorfèvre, La Libre Belgique 22.02.2010
Intitulé Kak ya provel etim letom dans sa version originale russe, le film est signé par un réalisateur dont le CV compte déjà de nombreuses récompenses. Fasciné par les récits des explorateurs polaires, Alexei Popogrebsky est allé tourner à Chukotka, bout de terre perdu face au Détroit de Béring, dans une station météo encore en activité. Il ya mis en scène deux scientifiques, le vieux routiné et le jeune qui vient de débarquer. Et les deux hommes se retrouvent confrontés à l'obligation de survivre dans un environnement désolé. Un environnement qui joue ici un rôle de personnage à part entière. Et qui donne de la magnificence à ce potentiel candidat aux trophées berlinois. Didier Stiers, Le Soir, 20.02.2010