X

Votre don fait vivre le cinéma !
Uw gift brengt film tot leven!

ARTISTS IN FOCUS

MARCO BELLOCCHIO

04.12 > 28.02


En collaboration avec le Festival du Cinéma Méditerranéen de Bruxelles, Bozar, Flagey, Cinemien.

Après un passage remarqué au dernier Festival de Cannes, Marco Bellocchio sera le 04.12 à BOZAR pour y présenter son dernier film, Fais de beaux rêves. Le lendemain 05.12 il sera à CINEMATEK pour présenter la restauration d'un de ses plus grands films, Les Poings dans les poches, et le 06.12 il sera à FLAGEY pour y donner une masterclass ainsi que pour présenter Sangue del mio sangue, inédit en Belgique. L'occasion pour FLAGEY de ressortir quelques-uns de ses films, et pour CINEMATEK de lui rendre hommage.

+ En savoir plus


Après des études d'art dramatique à Milan et de cinéma au Centre expérimental de Cinéma de Rome, Marco Bellocchio réalise son premier long métrage en 1965 : Les Poings dans les poches. Un film dérangeant, vénéneux, qui saisit de remarquable manière les tensions entre les pulsions de mort et de vie dans l'adolescence, tout en fustigeant le carcan familial. Le film fut d'emblée encensé par la critique internationale, qui vit à l'époque en Bellocchio un des talents les plus prometteurs du cinéma italien. Rompant avec les canons du néoréalisme, Bellocchio réalise des films déroutants, engagés, qui passent au vitriol les principaux piliers de la société italienne : l'Eglise et l'enseignement catholique (Au nom du père, 1971), la famille (Le Saut dans le vide, 1979), et l'armée (La Marche triomphale, 1976). Dans les années 1980, Bellocchio délaisse quelques temps la critique sociale pour produire des films plus intimistes et subversifs : Le Diable au corps, qui date de 1986, fait scandale au Festival de Cannes, en raison notamment d'une fellation non-simulée; et La Sorcière (1988), qui mêle surnaturel et érotisme explicite. Au cours de la décennie suivante, il réalise quelques films plus posés, comme La Nourrice (1999), film épuré, adapté d'une nouvelle de Luigi Pirandello, et qui questionne les passions à partir d'une mère qui ne semble pas avoir de sentiments pour son nouveau-né, et d'une nourrice qui, elle, tisse patiemment un rapport affectif avec l'enfant. Avec son film suivant, Le Sourire de ma mère (2002), Bellocchio renoue avec la contestation, en s'attaquant ouvertement à l'obscurantisme religieux. Ensuite, il aborde deux moments sombres de l'histoire moderne de l'Italie : les années de plomb et l'assassinant de l'homme politique Aldo Moro par les Brigades rouges dans Buongiorno, notte (2003), et la montée au pouvoir de Mussolini dans Vincere (2009). Après Sangue del mio sangue (2015), film inédit en Belgique que vous pourrez découvrir à FLAGEY, Bellocchio réalise Fais de beaux rêves, l'histoire tragique et intime d'un enfant qui perd sa mère dans des circonstances troublantes. Ce film simple et poignant, vient couronner pour le moment l'œuvre d'un des derniers maîtres - avec Ermanno Olmi - de la grande époque du cinéma italien. Une œuvre radicale et singulière dont CINEMATEK vous propose de (re)découvrir les principaux jalons.

Voir Aussi: Bellocchio @ Flagey