ANIMA 2013: RENOUVEAU DU LONG MÉTRAGE FRANÇAIS
07.02 > 16.02
Les succès coup sur coup, au soir du XXe siècle, de L’enfant au grelot de Jacques-Rémy Girerd et de Kirikou et la sorcière de Michel Ocelot ont sonné l’avènement d’un nouvel âge d’or de l’animation en France.
Depuis la Seconde Guerre mondiale et Le roman de Renart le genre avait engendré plusieurs réussites artistiques notoires. La production de longs métrages d’animation dans l’Hexagone restait cependant sporadique et dépendante du talent et de la ferveur obstinée de quelques créateurs passionnés.
Kirikou et L’enfant au grelot (un "grand court métrage" qui a bénéficié d'une sortie en salles sous son titre, comme un long) ont rencontré le public international dans une période propice au nouvel essor du medium alors en phase d’une industrialisation imposée notamment par le développement des séries animées destinées aux chaînes de télévision toujours plus nombreuses et demandeuses. Une période qui voyait aussi une évolution considérable des outils techniques, fluidifiant la fabrication des films d’animation.
L’engouement pour la BD, devenue une forme d’expression courue et enfin respectée, constituait un autre facteur favorable. Les rapports entre les deux modes s’intensifiaient en effet tant au niveau des créations pour le petit écran que pour le grand (cf. dans notre cycle Persepolis).
Depuis 2000, les réalisations de grands films d’animation français se sont donc multipliées aussi bien dans la veine d’une expression personnelle d’auteurs que dans les acceptions plus commerciales.
En regard de ses homologues - et concurrents - américains et asiatiques, l’animation tricolore a toutefois conservé, en grande partie, par ses thèmes, ses styles et ses recherches, une dimension artistique certaine, qui confirme la filiation de l’actuelle génération avec les Paul Grimault et autres créateurs des temps d’avant l’ordinateur.
(En collaboration avec Anima)
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