EXPO

EXPOSER LE CINEMA


Robbrecht & Daem ont souvent été amenés - avec succès – à inscrire une dimension patrimoniale dans une perspective contemporaine. Pour actualiser le concept de « musée du cinéma », l’exploitation des immenses collections de la Cinémathèque par des techniques actuelles s’imposait d’emblée. Les possibilités des nouvelles technologies numériques permettent d’organiser des quantités gigantesques d’informations tout en offrant au public de les consulter de façon conviviale. Mais l’approche des architectes ne se limite pas à la technologie. Elle s’inspire de la manière de regarder d’aujourd’hui. Nous sommes désormais habitués à gérer un flux d’informations entrelacées, de différents niveaux. Notre regard est devenu non-linéaire, stratifié, plus ouvert. Robbrecht & Daem, en association avec Voet Theuns architectes, ont organisé le nouvel espace suivant un principe modulaire.

Objets en mouvement

Pour évoquer la préhistoire du cinéma, les scénographes ont rassemblé dans un Cabinet de curiosités – la WUNDERKAMMER – une collection d’objets particulièrement significatifs, valorisés dans des vitrines. Comme auparavant, certains dispositifs ou appareils mécanisés peuvent être manipulés et fonctionnent dans des jeux d’ombres et de lumières.

Images animées.

Deux zones permettent de visionner en permanence des images. Au centre, le REMIX. Piloté par une matrice commandant un ensemble de huit écrans haute définition, il donne à voir des combinaisons thématiques de fragments de films ou de courtsmétrages. Les MOVIOLA donnent accès à une banque de films à visionner individuellement « à la demande ».

Day for night

Rigueur, pureté, intemporalité caractérisent l’aménagement intérieur du lieu. Un projet somme toute plus «architectural» (autrement dit muséal) que scénographique (de l’ordre de l’exposition temporaire), dans la lignée du projet de Jacques Ledoux  : celui d’offrir un écrin aux collections de la Cinémathèque. Utilisant l’architecture Horta (obscur en soirée, le lieu est éclairé par la lumière naturelle le jour), les scénographes se sont aussi inspirés de procédés cinématographiques – l’entre chien et loup, la nuit américaine – pour jouer avec l’ombre et la lumière.

© Begum Lerot
© Begum Lerot