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Avec pareille carrure, voix rauque et tronche d’ours mal léché, il saute tout de suite aux yeux que Lee Marvin n’a pas vertu d’apparaître à l’écran pour y tenir le rôle du grand séducteur. Et si l’acteur qui nous a quittés il y a 30 ans voit sa carrière évoluer de rôles de complices violents et de criminels sadiques vers des rôles plus mâtinés d’héroïsme et de justice, ce sont surtout ses incarnations de bad guys qui restent gravées dans la mémoire collective.


Certains films sont à voir, absolument. CLASSICS est une anthologie libre des films qui ont influencé le développement du 7e art. Films phares, points de repère, chefs-d’œuvre incontestés, films cultes à l’origine d’une mythologie moderne... dont les qualités intrinsèques peuvent certes être remises en question, mais dont l’apport à notre identité culturelle est indéniable. Plus que de simples standards ou exemples-types, ces films ont permis - et permettent toujours - d’ouvrir le cinéma sur un espace de dialogue.

Paul Vecchiali écrit en 2009 que s’il fallait résumer le cinéma français en deux figures marquantes, ce seraient alors Jean Gabin et Danielle Darrieux. Outre qu’elle fête cette année son centième anniversaire, Danielle Darrieux a le destin d’une femme qui ne fut pas seulement la première et la plus grande vedette du cinéma parlant, mais surtout une actrice qui sut combiner avec grand talent le naturel, l’émotion et l’ironie.


1917 est l’année de deux révolutions russes, mais aussi la quatrième année de la Première Guerre mondiale. Un tournant dans l’histoire qui détermine toute la suite du 20e siècle. Ce cycle réunit 19 films qui jettent un regard depuis des perspectives différentes sur sa genèse et ses prolongements.


En 1997, un groupe de femmes unies par l’amour du cinéma ont décidé d’encourager et de soutenir le cinéma d’auteur, en créant l’asbl CinéFemme et en remettant chaque année le CinéFemme Award. Pour célébrer l’anniversaire de l’association, CINEMATEK retrace ses choix et le chemin parcouru, et programme cet automne les films primés depuis 20 ans.


Les films imprégnés de mélancolie de Mikio Naruse semblent avoir été oubliés avec le temps. Même à l'échelle internationale, c'est dans l'ombre d'Ozu et de Mizogushi qu'il faut chercher la trace de ce réalisateur japonais. Avec une rétrospective de vingt titres, CINEMATEK entend remettre son travail en lumière.

Les destinées de l’œuvre d’Andrzej Wajda (1926-2016), disparu en octobre dernier, furent toujours intimement liées à l’histoire de son pays, la Pologne. Le cinéaste fit d’abord l’objet d’un intérêt indéniable en Occident au moment du dégel, où il déboula sur la scène internationale avec fracas et brio, annonçant le renouveau du cinéma polonais. Il dépeignit alors le destin tragique de son pays au travers d'un symbolisme romantique esquivant la censure soviétique, geste important dans lequel le public polonais se reconnut à plus d'un égard.